Bordeaux, acte III : Vis ma vie… (ep. 3/3)

En avril 2009, visite chez l’ami Gaël, exilé en terre bordelaise. En mode gonzo-blogging.

Vis ma vie… d’intermittent du spectacle en vacance et mode « ligne jaune ».

2009-04-Bordeaux-03

Apres la soirée geek-no life-Wii, on décide quand même de se lever suffisamment tôt pour être au Marché des Capucins et ses dégustations de blanc. Depuis le temps que j’en parle de ce marché, serait ptèt temps d’y aller.
Miracle, on se lève, et on y est ! Bon, ok, il est plus de 12h30, et ça remballe de partout. Encore une journée de pluie sans un chat dehors, je vais finir par croire que les bordelais ont la santé fragile. Pas grave, on croise des stars (enfin, des gens qui ont été un peu connues à un moment de leur vie) et on se prend un café sur une petite place dans le quartier de la Guillotière de chez eux. On est tout près de l’Auditorium et du Théâtre National de Bordeaux Aquitaine (jolie plaquette, tiens).

Au programme de l’aprèm, ballade légère à pied dans les alentours, vers le ptèt futur appart de Gael… et montée des presque 300 marches de la Tour Pey Berland à côté de la Cathédrale St-André et de la maison d’Alain J. Jolie vue panoramique sur Bordeaux, mais avec le manque de sommeil qui s’accumule, on l’a senti passer l’escalier interminable en colimaçon.

L’intermittent est sensible à l’Art, le Patrimoine, la culture. C’est ce qui lui permet de déculpabiliser quant au déroulement de ses soirées. « Vis ma vie » d’intermittent en mode pas de contrainte demain, c’est parti.

On a donc commencé au pub, le Charles Dickens, de 17h30 à 22h environ. Le Dickens, c’est leur base, et on s’y est toujours retrouvé à un moment depuis que je suis à Bordeaux. Au programme, fléchettes et Backgammon le temps que les autres arrivent, puis Rennes-Bordeaux à la télé (c’est bien pour ça qu’il a plu tout le temps : ça faisait partie de la préparation du match de Bordeaux qui réussit à gagner 3-2 à la dernière seconde, à 10 contre onze). Et déjà 4 bières. Collection d’IPhones sur la table, car les intermittents ont tous un IPhone. Tout le monde est déjà là, huit au total, dont deux copines de l’un des membres qui vont être une partie de l’enjeu de la soirée de certains. L’une est Annécienne, l’autre aurait le niveau pour l’être, elles ont 20 ans et presque autant en QI cumulé. Cool, je peux continuer à regarder le match…

Vers 22h, le groupe se sépare. Une grosse partie (5 dont les deux normandes) chez Jim pour aller manger; Son frère David, Gaël et moi partons dans un petit resto à Tartines, le Chabro. Un resto à Tartines à Bordeaux, c’est comme à Lyon, tu mets 1h30 à être servi alors qu’il s’agit d’étaler des trucs sur une tranche de pain. Mais bon, passons, bonnes discussions ciné et une bouteille de vin à trois.

On retrouve Jim chez lui qui sert le whisky pour tout le monde (je reste au vin, merci). Tout le monde est un peu joyeux… Discussions sur la pochette de la maquette d’album de Jim et son groupe, Waters Edge (littéralement, Bords d’eau, je vous laisse compléter le jeu de mot). 5 mn qu’on est là, et les deux savoyardes et leur pote veulent sortir. Arf. Bon, reséparation du groupe, là.

Les jeunettes et leur pote disparaissent pour le moment, nous on se retrouve au St Ex pour un concert punk plutôt sympa, de l’énergie (et une salle remplie de quarantenaires au moins au tiers), mais de l’ambiance et de la bière pas chère (deux, du coup). Mais bon, pour Louis, c’est smpa mais ça manque de filles, donc on rebouge (arf, c’etait bien là pourtant).

Direction l’Apollo. Re-une bière, on commence tous à avoir du mal quand même. Longues discussions en chemin avec certains, quand même bien sympa (Louis, David).

On bouge encore, stop and go à La Comtesse (pour ce groupe, c’est affectif, la Comtesse, fallait que j’y passe, en train de fermer mais c’est pas grave, les intermittents connaissent tous les barmen, donc…). Au programme, un truc genre liqueur de café-vodka, avalé cul sec par tout le monde (bon, sauf moi, vu que je suis allergique aux alcools forts, j’y vais mollo quand même, et en plus personne me croit quand je dis que j’ai ça comme allergie).

On ressort, on ne sait plus quelle heure il est. De temps en temps, je me rappelle que j’ai un avion à prendre qui décolle à 8h30 le matin, et que ça va être dur, très très dur…

Jim peine à marcher, David est très sociable avec les gens qu’il croise, Louis… On a encore perdu Louis, mais on le retrouve quand même. Plus personne n’est cohérent, quelques personnalités se révèlent sous l’alcool. Pas plus de logique, après avoir commencé la soirée dans un bar-concert punk, à la finir à La Suite, une boite de nuit dans toute sa splendeur. Jim qui connait tout le monde nous fait entrer et arrive même à se faire offrir une bouteille de champagne (aïe, déjà que le mélange bière-vin, je le tenais comme je pouvais, là ça va être très dur pour la tête). Louis est au taquet sur la moins pire des deux filles qu’on a retrouvées ici (bah oui, normal qu’elles soient ici en même temps), il est quand même fort.

Pour les plus lucides d’entre nous, la boite de nuit et sa super musique sonne la fin de la soirée. Mon avion, si près dans le temps, si loin pour mon état. Certains restent (Louis ne s’avoue pas vaincu comme ça, Jim de toute façon ne contrôle plus rien depuis longtemps). On rentre. Heureusement que Gaël habite au centre et que les bars ne sont jamais tous loins, Bordeaux est ptèt une petite ville mais ça a ses avantages en état d’hébriété.

On rentre donc, j’arrive à monter le clic-clac, fais rapidos ma valise (j’oublierai forcément des trucs, mais je peux pas faire mieux là). Je m’endors enfin vers 4h.

Levé à 7h, dur dur. Bordeaux a gagné hier soir, il ne pleut donc plus, plus la peine. Gaël m’emmène, ça l’entraine pour son trajet Bordeaux-Feurs de cet aprèm. 4h de route, il a du courage… On se sépare au terminal d’EasyJet, merci encore pour tout Gaël, c’était vachement bien, vraiment.

Vite, mon avion maintenant. Tiens, tout le monde est toujours dans le hall, et pas d’avion… Bizarre… Annonce sonore : à cause du brouillard, les avions ne peuvent pas atterir. Départ reporté à 13h… Youpi, pas dormi, encore un peu mal à la tête (mais je suis surpris d’être aussi digne en dépit du déroulé de la soirée), et je ne rentre pas encore. Ca perturbe aussi mon retour en douceur sur Lyon, avec un déjeuner au soleil et une aprèm de récup tranquille. Pas épargné moi cette semaine… J’atterris enfin, message de Gaël pour me faire la liste des oublis, et dire qu’il n’a pas dormi tant que ça, le tel n’a pas arrêté de sonner…

Bilan Bordelais : belle ville (mais quand même morte sous la pluie), ça bouge, donc des chances qu’on revienne, cette fois pour voir les environs, les caves, la plage, Chaban-Delmas, tout ça. Et les potes de Gaël qui m’ont vite inclus au groupe sont des bons gars (et Louis est mon nouveau pote de Facebook, Louis dont le dernier truc rigolo est d’avoir demandé à tous les gens qui s’appellent comme lui d’être son ami Facebook, ce qui donne des « Louis Lemoine est maintenant avec Louis Lemoine », sont rigolos ces jeunes).

See U all, buddies, it was great, you’re the shit !

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