Last station to the next end (static journey)

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L’été arrive sur sa fin, le jour aussi. Jean Macé, son carrefour, sa circulation, ses immeubles un peu plus chics que le cœur de la Guillotière. Et puis le pont ferroviaire, la gare en construction. Ses travaux pour la partie visible, son hangar et ses quais si l’on s’enhardit à s’aventurer au cœur de la zone de travaux en cours.Sur les quais, le désert et une autre perception du quartier. A 5 m au-dessus de la route, on ne voit plus les rues, les voitures, les gens. Juste un horizon de rails de gauche à droite, et Gerland dans sa partielle frigidité en face. Des trains qui passent, taggés pour la plupart, détournés de leur voie esthétique initiale. Sans voyageurs, sans but. La lumière dorée qui couvre ce monde hors du monde aux lignes marquées, du sol au ciel, celui-ci saturé de pylones et de lignes électriques, découpant pour mieux l’isoler le peu de jour qui résiste.

Et pas un chat, pas un bruit, si près pourtant de l’artère Berthelot.

Perdus la boussoule, le compas : erreur volontaire
Et puis le hangar, à gauche. Les terrains de jeu qui me conviennent, me parlent, un univers de contraste, chez moi, visité ou à venir. Istanbul. Berlin. Vrai/faux, laid/beau. Improbables mais fondamentalement ensembles. Collisions poétiques et matières brutes. Bois, métal, cailloux, poussière, matériaux de construction portant leur crasse en un ensemble ordonné, cohérent et voué pourtant à la déstructuration de cette unité. Ballon dégonflé, restes d’apéritifs dans un bureau abandonné, un livre, un siège enfant, une peluche, une vie absente mais pas non plus outrepassée, tant ces éléments de vie joyeuse et commune n’ont pas de raison d’être à cet endroit, ils sont là et hors du lieu, le chargent de leur absence de sens immédiat.
La charge émotive amplifiée de ce special trip par Beth Gibbons au Roseland Ballroom de NY, ou par L’imprudence du maître. Welcome to the world.


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