Friche artistique Lamartine : la plage avant le rateau

Dans le cadre de « Tout l’monde dehors », la friche artistique Lamartine basée à Montchat (Lyon 3e) organise « Lamartine à la plage » du 23 au 25 août 2013. L’occasion de découvrir un lieu labyrinthique et les artistes qui y travaillent, du moins pour quelques mois encore.

friche Lamartine (Lyon, 2013)

Une petite rue anonyme, accrochée à la rue Lacassagne. Un vaste bâtiment dont on peine à percevoir la superficie. Un jardin d’hiver en toit vitré et mur végétal, voilà le 1e accueil que nous fait la friche la Martine. Puis on s’engouffre dans les méandres de l’ancienne bonneterie dont les deux ailes ont été reliées (3 500 m2 de surface totale), pour un inventaire artistique à la Prévert : ateliers de sculpteur sur métal ou de sérigraphistes, salle de répétition pour compagnie de théâtre ou circassiens, studios isolés d’enregistrement pour les musiciens… Des créations élaborées entre ces murs, et qui s’exportent régionalement et au-delà. Ajoutons à cela des graphs dans les parties communes ou des lieux d’expo ouverts. Bref, ça foisonne d’idées et de projets.

friche Lamartine (Lyon, 2013)

Installés depuis octobre 2010, les artistes et compagnies présents sont pour beaucoup des anciens de la friche RVI de Grange-Blanche. Des 400 artistes de RVI, il n’en reste plus que 150, qui ont du présenter un projet artistique pour se voir attribuer un espace dans le bâtiment. Un écrémage de fait qui, s’il a fait des mécontents parmi les non-relogés, a permis de meilleures synergies entre les occupants pour mutualiser des moyens ou collaborer sur des projets. Autre évolution importante de ces artistes pour la plupart professionnels : le passage du collectif auto-géré au mode associatif, avec une équipe dédiée à la gestion quotidienne du lieu tant au niveau administratif que logistique.

Les interactions internes existent, mais la participation locale n’est pas négligée. La cohabitation avec le voisinage est normalisée, les repas de quartier ou les interventions avec les écoles ayant permis de s’apprivoiser mutuellement.

friche Lamartine (Lyon, 2013)

L’organisation de « Lamartine à la plage » n’est qu’un exemple de plus de cette ouverture de proximité, de son implication dans la vie de la cité. Et le programme est alléchant : concerts, visites guidées, petites formes artistiques, projections vidéos, ateliers de sérigraphie ou d’origamis, maquillage, initiation aux cuivres et au sound painting, repas participatif…

Un événement qui se terminera par un match de foot avec un ballon à grelot, où les joueurs doivent être déguisés pour participer. Ce match se déroulera sur le terrain Vivien-Foé mitoyen à la friche. Un clin d’œil aigre-doux, car c’est l’extension de ce stade prévue de longue date (livraison prévue 2015) qui va mettre fin à quatre années de revitalisation par la création. Après Grrrnd Zero, c’est une autre structure associative à vocation de création culturelle qui va quitter la ville, car il n’est pas prévu de solution sur Lyon (on parle de Meyzieu comme proposition de point de chute). L’art est dans la place, mais de moins en moins, et « Tout l’monde dehors » n’est plus seulement qu’un mot d’ordre estival et festif.

friche Lamartine (Lyon, 2013)

galerie photo complète ici

Lamartine à la plage : 23, 24 et 25 août 2013

Friche artistique Lamartine : 28-30 rue lamartine 69003 Lyon
infos/résas : 09 72 38 05 09 ou admin@friche-lamartine.org

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4 réflexions sur “Friche artistique Lamartine : la plage avant le rateau

    • je ne suis pas sûr de pouvoir m’y rendre (et pourtant, rien que le tournoi de foot déguisé va valoir le coup !), mais c’est un bon plan familial, et l’équipe est très sympa. Des bons gars et filles, du pro à tous les étages 🙂

  1. Bon, et bien j’en reviens et je suis hyper déçu. Certes c’est de ma faute, j’aurais du mieux lire le programme, mais pourquoi faire un événement de 3 jours si le public ne peux y accéder que le samedi ? Parce que moi, un atelier cuivres et un tournoi de foot déguisé, ça ne m’intéresse pas plus que ça, par contre, voir l’intérieur du bâtiment, rencontrer les artistes, voir comment ils travaillent, etc… ça, oui. C’est un peu comme ça que je vois des portes-ouvertes, en fait.
    Là, j’ai l’impression, une fois de plus, que c’est hyper autocentré. Si tu connais les gens, que tu fais partie de leur milieu, alors ça va, c’est génial, c’est super. Sinon, ben tant pis…

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