Défendons l’indéfendable : six raisons de ne pas détester le #Valerian de Luc Besson

Enfin ! La version filmique de la BD culte de Christin et Mézières est sortie en salle, adaptée par Luc Besson. Mais déjà Valérian et la Cité des mille planètes concentre les critiques. OK, on est loin d’un chef-d’œuvre, mais tout n’est pas à jeter dans le 17e long-métrage du réalisateur français.

OK, Dane DeHaan ressemble peu à Valérian, le grand brun ténébreux et musculeux de la bande dessinée. OK, on peut se poser des questions sur les raisons de la présence de telles cernes sur le visage d’un post-ado. OK, il drague comme un gros balourd une Laureline qui, elle aussi, doit avoir peu d’expérience sentimentale pour ne pas envoyer balader l’agent spatio-temporel dont elle est la coéquipière. OK les puristes de la BD pourront risquer une crise cardiaque. OK le scénario est très simpliste (bessonnien, diront certains). OK les vannes de fin de séquences tombent souvent à plat. OK c’est un remake paresseux du Cinquième Élément. Mais tout n’est pas à jeter, voici six raisons de ne pas détester Valérian en grand écran :

Parce que c’est Luc Besson
Luc Besson, c’est celui qui nous a fait aimer Jean Réno et qui a découvert Natalie Portman dans Léon, qui a donné un nouvel élan à Bruce Willis dans Le Cinquième Élément. Et qui a su monter un empire (EuropaCorp) en toute indépendance. Un peu de respect pour la nostalgie.

Quand tu arrêtes de fumer pendant un tournage et que tu aurais pu choisir une autre méthode.

Parce que c’est un blockbuster estival à gros budget
L’enfant terrible du cinéma continue sa petite vie pépère de réalisateur en signant un film à gros budget. Un argument à la Laurent Weil, je vous l’accorde, mais combien de français ont un budget de 200 M€ ? Un argument aussi fallacieux que les critiques sur les faibles bénéfices du film lors des premiers jours d’exploitation aux USA, sorti le même jour que Dunkerque de Chris Nolan. Et après tout, vous n’êtes jamais allé voir la grosse daube de l’été, un après-midi pluvieux, vous ?

« j’comprends pas, je suis agent spatio-temporel, pourtant on n’arrête pas de me demander ma carte d’identité quand je veux aller en boite de nuit… »

Parce que la lumière est signée Thierry Arbogast
Chef op’ de longue date de Besson, Arbogast a aussi travaillé pour Téchiné, Kusturica, De Palma, Kasso ou Leconte. On respecte.


Pour le casting des seconds rôles et les caméos
Le film est vendu sur la présence de Rihanna, mais le film voit défiler une myriade de seconds rôles de qualité : la légende du piano Herbie Hancock (souvenez-vous, il y avait une autre légende de la musique dans Le 5e élément : Tricky) mais aussi Ethan Hawke et Clive Owen.
Pour les apparitions très secondaires, signalons l’entrée en scène magistrale d’Alain Chabat, et les caméos de John Goodman, Rutger Hauer (le méchant du Blade Runner de Ridley Scott, souvenez-vous), et les réalisateurs Kasso, Olivier Megaton, Eric Rochant, Benoit Jacquot, Louis Leterrier, Gérard Kravczyk (la team EuropaCorp, quoi)…


Parce que c’est EuropaCorp
OK, EuropaCorp, c’est en tant que producteur et/ou distributeur la discutable saga Taxi, Yamakasi, Fanfan La Tulipe, Le Transporteur, Le Baiser Mortel Du Dragon, Michel Vaillant… Mais ce sont ces grosses prods qui tachent qui ont pu financer les films cultes Dikkenek, Les Bouchers verts, Halal Police d’État, ou des réalisateurs comme Tommy Lee Jones, Bertrand Blier, Mimmo Calopresti, Guillaume Canet, Oliver Stone, Benoît Jacquot, Yann Arthus-Bertrand, Diane Kurys, Jean-Pierre Améris ou Barry Sonnenfeld… Comme quoi, EuropaCorp, c’est aussi de l’aide au film d’auteur, grâce à l’achat de votre ticket. Le film est d’ailleurs accompagné par Orange Cinéma, dont le directeur général n’est autre que David Kessler, ex-big boss du CNC, qui s’y connait donc en aide au cinéma d’auteur.
Et puis ce film a été tourné à la Cité du Cinéma, le studio initié par Luc Besson. En France, donc.


Parce que c’est kidsfriendly
Message écolo-humaniste, effets spéciaux, quelques coups mais pas trop… Le côté gentillet du film vous permettra une sortie en famille, et une initiation à la science-fiction pour votre descendance, avant de leur montrer (un peu plus tard) Les Gardiens de la Galaxie, H2G2 : le Guide du Voyageur Galactique (culte), Blade Runner, les sagas Star Wars ou Alien

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6 réflexions sur “Défendons l’indéfendable : six raisons de ne pas détester le #Valerian de Luc Besson

  1. Il y a aussi Tommy Lee Jones réalisateur qui a profité d’EuropaCorp

    Vu la joie qu’il a eu de « jouer » dans Malavita, ça se voit qu’il était là pour avoir des sous pour The Homesman 😉

  2. on oublie qu’un film c’est avant tout une histoire ! qui fait vibrer , rever, pleurer, rire, bref donne des emotions, (intenses si possible) ce qui n’est pas le cas dans ce scenario insipide… les effets speciaux et tout le toutim ne suffisent, hélas, pas a en faire un bon film ca reste une grosse daube intersiderale…

    • On est bien d’accord que ce n’est vraiment pas le film du siècle. Mais il ne mérite pas non plus le bûcher, dans la mesure où le public visé est très clairement ado/post-ado. Donc c’est pas moi, en tout cas.

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