#compol cas pratique : de l’importance pour les élus de veiller sur leurs comptes sociaux #Lyon

La saison des élections revient, deux ans après les présidentielles et les législatives : en mai 2019, les Européennes nous attendent, quand le printemps 2020 verra fleurir les échéances municipales et métropolitaines. Un calendrier scruté par les élus et aspirants, qui nécessite d’autant plus d’organiser ou de mettre à jour sa présence numérique, surtout quand elle est restée en déshérence pendant quelques mois. Ceci afin de se remettre dans les rails de l’actualité… et pour éviter les faux-pas diplomatiques.

Lyon bruisse déjà des échéances de 2020 : Gérard Collomb, revenu avec fracas et non sans mal sur son fauteuil de maire, dispute à David Kimelfeld le leadership pour les futures élections municipales et métropolitaines. Un David Kimelfeld qui a gardé son poste de président de la toute puissante métropole, quand Georges Képénékian rendait en novembre son poste de maire au revenant de Beauvau, non sans mélancolie. Il s’agit peut-être d’un déni inconscient, mais l’ex-nouveau premier adjoint n’avait plus mis à jour son compte Twitter depuis, gardant encore quelques mois ce titre de maire de Lyon.

Je m’en suis amusé ému il y a quelques jours, sur mon compte Twitter :

Je n’avais pas cité le compte de Georges Képénékian, aucune alerte ne lui fut donc remontée. Puis Mediacités reprit ce tweet dans sa revue de presse hebdomadaire, datée du 27 mars 2019.

…Et, vers midi, surprise : on constatait que la bio du compte avait été mis à jour, avec son titre actuel de « Premier Adjoint au Maire de Lyon ».

Suite à ces péripéties mineures, deux réflexions :

  • si les réseaux sociaux remontent parfois des infos, ils n’ont pas encore la puissance des médias auprès du monde politique. Une brève aura mis fin à cinq mois d’abandon du compte Twitter de Georges Képénékian, réparant ainsi une erreur protocolaire. Ouf, la presse n’est pas inutile.
  • le microcosme politique lyonnais est plutôt sensible à ce genre de détail, et cet oubli ne tombe pas au meilleur moment : fidèle parmi les fidèles de Gérard Collomb, Képénékian semble voir sa loyauté mise en doute depuis quelques mois par l’entourage du maire, le suspectant d’œuvrer en coulisse pour David Kimelfeld, candidat à sa propre succession à la Métropole. De plus, les oppositions de droite comme de gauche chahutèrent Gérard Collomb lors de sa réélection en conseil municipal du 5 novembre 2018, quand l’action et le mode de gestion de Képénékian lui valurent des applaudissements et une standing ovation de l’assemblée. Un camouflet que le revenant n’a pas du apprécier.

À l’heure où chaque signe est guetté, que chaque camp compte ses troupes, la maladroite boulette de cette biographie Twitter ne pouvait pas tomber plus mal, diplomatiquement. L’avenir nous dira s’il s’agissait d’un simple oubli… ou d’une ambition future. D’ici-là, chers élus présents et à venir, soignez votre présence numérique, cela évitera quelques impairs inutiles. Et pas uniquement lorsque vous êtes en campagne : les conséquences peuvent être désastreuses, comme on l’avait déjà constaté.

 

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