Couverture de la Présidentielle : au Progrès, des grands témoins et le défi du multimédia

En vue des élections présidentielle et législative, le groupe EBRA dont le Progrès fait partie met en place un vaste dispositif impliquant toutes les rédactions PQR du groupe. Au programme, citoyens « grands témoins », plateformes de débat, rencontres live avec les candidats, fact checking, data, podcasts, vidéo…
Une concrétisation attendue du plan Digital First, avec l’ambition annoncée de réconcilier les citoyens avec le débat démocratique.

Les grands témoins, fil rouge de la présidentielle

Mi-octobre, les lecteurs du Progrès ont vu apparaître sur le bandeau du site un nouvel onglet dédié à l’élection présidentielle. Le lecteur curieux se voit proposer de devenir l’un des grands témoins du journal pour cette élection. Au nombre final de 200 après un filtrage par l’institut de sondages Odoxa pour s’assurer de la représentativité du corpus, ces grands témoins citoyens sont supposés refléter la réalité des territoires couverts par les neuf quotidiens du groupe, couvrant les 23 départements d’un bassin annoncé de 16 millions de personnes.

Site internet du Progrès, copie d’écran.


La proposition de recrutement se veut très ouverte : pas besoin d’être un spécialiste ou un expert, mais juste un citoyen intéressé par donner son avis (qui sera publié) sur l’actualité, les programmes des candidats – voire échanger avec eux lors de rencontres « Face aux candidats » diffusées en live sur les sites des titres du groupe ou leurs réseaux sociaux. Un portrait des heureux sélectionnés pourrait même être diffusé afin que les lecteurs puissent mieux cerner ces grands témoins avec lesquels il sera aussi possible d’échanger sur un espace de débat en ligne – surveillé par des modérateurs – et ainsi favoriser le débat démocratique.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, pour la rédaction en chef du Progrès : après une abstention record pour les élections municipales de 2020, l’ambition du groupe est de réconcilier les Français avec la politique, et alimenter le débat démocratique. Et ces grands témoins ne sont que le premier étage d’une fusée qui va petit à petit se dévoiler. Intelligemment, le dispositif couvre la présidentielle mais aussi les législatives dont les candidats se déclarent déjà, petit à petit.

Outre la mise en place de ce panel de lecteurs et de ce dispositif d’échanges avec et entre les lecteurs, l’un des angles s’orientera vers le décryptage des programmes ou le fact checking des déclarations des candidats, probablement dans la rubrique Desinfox.

Site internet du Progrès, copie d’écran.

Digital First et casting expérimenté

Dans cette continuité, il s’agira aussi d’identifier pour les lecteurs les enjeux essentiels de ces moments électoraux par le biais de vidéos, podcasts photo et écrit, partagés sur les sites des rédactions. On retrouve là les supports concernés par le plan de formation Digital First orienté web et multimédia, mis en place en interne il y a maintenant quelques années (et largement chroniqué par votre serviteur).
Là, on peut s’inquiéter un petit peu : fleurant l’artisanat, les tentatives lyonnaises de podcast n’ont pas convaincu grand monde, les vidéos se font rares, et les équipes se plaignent d’un équipement rudimentaire ou insuffisant. Sans parler de la disponibilité restreinte d’un monteur vidéo pour toute la rédaction, même si le lancement d’Asapp peut accélérer ce mouvement vers l’audio-visuel.

Mais peut-être que ce projet ambitieux explique en partie le recrutement récent au poste de chef d’info centrale de Sophie Desjardin, qui peut faire valoir une longue carrière à Euronews… et un passage à la mairie de Lyon au service presse, pour la dernière année du mandat de Gérard Collomb.

copie d’écran LinkedIn

Aux soirs du premier et du deuxième tours, la direction du Progrès promet aussi des présentations graphiques et pédagogiques des résultats, avec des mises à jour dynamiques au fur et à mesure que les résultats tomberont. Pas innovant si on parle de la cartographie des forces en présence à l’Assemblée nationale, mais ne présumons de rien.

A l’instar de ce que propose le radar de Mediacités Lyon suite aux municipales, le groupe souhaite aussi suivre la concrétisation des promesses de campagne. Un suivi de l’information sur un temps long que l’on a peu l’habitude de voir en PQR.

Le projet séduit, de par son ampleur et son ambition. Reste maintenant à le concrétiser en dépit des manques de moyens humains et matériels maintes fois signalés par les équipes sur le terrain, et d’une qualité de production multimédia qui tarde encore à se concrétiser.
Rendez-vous en novembre sur les sites internet des titres du groupe Ebra, pour constater si la mariée mérite les applaudissements… ou si elle se voyait peut-être un peu trop belle. En tout cas, cela vaut le coup de l’encourager !

NDLA : nous aurions aimé vous apporter d’autres précisions, mais la rédaction du journal n’a à l’heure de parution de ce billet pas répondu aux questions que nous lui avions soumise.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.